Vous vendez une échoppe à Nansouty, vous louez un T2 aux Chartrons, vous engagez des travaux dans un immeuble en pierre du XVIIIe siècle du quartier Saint-Pierre : dans les trois cas, la loi impose de faire intervenir un diagnostiqueur immobilier certifié avant de signer. À Bordeaux, cette obligation prend un relief particulier : un département classé en totalité zone termites — la Gironde est l’un des plus touchés de France —, un parc d’échoppes et d’immeubles en pierre antérieurs à 1949 où le plomb est presque systématique, et un encadrement des loyers qui lie désormais très directement la rentabilité d’un bien à son DPE.
EDL Diagnostic intervient sur l’ensemble de la commune de Bordeaux — des Chartrons à la Bastide, de Caudéran à Saint-Michel — ainsi que sur toute la métropole, notamment pour le DPE à Pessac et le DPE à Villenave-d’Ornon, avec des techniciens certifiés par un organisme accrédité COFRAC.
Pourquoi faire appel à un diagnostiqueur certifié à Bordeaux ?
Le diagnostiqueur immobilier n’est pas un simple technicien de passage. C’est un professionnel dont la certification est délivrée par un organisme accrédité par le COFRAC, renouvelée périodiquement selon les domaines, et assortie d’une surveillance continue. Cette certification n’est pas un label commercial : elle conditionne la validité juridique de vos rapports.
Un diagnostic réalisé par un intervenant non certifié est inopposable. Si un acquéreur découvre après la vente que le dossier a été établi par un prestataire dont la certification était expirée, il peut demander l’annulation de la vente ou une réduction du prix. Le vendeur perd alors le bénéfice de la clause d’exonération des vices cachés, qui constitue pourtant l’intérêt principal du dossier de diagnostic technique. À Bordeaux, où les biens bien placés du Triangle d’Or, des Chartrons ou de Nansouty partent vite, cette sécurité juridique n’est pas un détail.
Pour une vente, le dossier de diagnostic technique comprend selon les cas :
- le DPE, valable dix ans ;
- l’état d’amiante pour les biens dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997 ;
- le constat de risque d’exposition au plomb (CREP) pour les logements d’avant 1949 ;
- l’état relatif à la présence de termites — obligatoire pour toute vente en Gironde, le département étant entièrement classé ;
- les états des installations intérieures d’électricité et de gaz de plus de quinze ans ;
- l’état des risques et pollutions ;
- le mesurage loi Carrez pour les lots de copropriété ;
- l’audit énergétique réglementaire pour les maisons et immeubles en monopropriété classés E, F ou G.
Pour une location, le bailleur doit annexer au bail le DPE, le CREP pour les biens d’avant 1949, l’état des risques, la surface habitable loi Boutin ainsi que les états d’électricité et de gaz lorsque les installations ont plus de quinze ans.
Termites à Bordeaux et en Gironde : un département entièrement classé
La Gironde est l’un des départements français les plus touchés par les termites souterrains. Un climat océanique doux et humide, un bâti ancien riche en bois — planchers, charpentes, menuiseries — et de vastes massifs forestiers à proximité immédiate ont permis aux colonies de s’installer durablement, jusqu’au cœur de Bordeaux.
Contrairement à des départements où l’obligation se vérifie commune par commune, la situation girondine est simple : un arrêté préfectoral du 12 février 2001 a institué une zone de surveillance et de lutte contre les termites sur l’ensemble du département. Deux règles en découlent :
- L’état relatif à la présence de termites doit être annexé au dossier de diagnostic technique pour toute vente en Gironde, quelle que soit l’adresse du bien — Bordeaux centre, Caudéran, la Bastide ou n’importe quelle commune de la métropole. Sa durée de validité est de six mois seulement : c’est le diagnostic le plus court du dossier. Une promesse signée en janvier et réitérée en septembre impose de le refaire.
- Quiconque a connaissance de la présence de termites dans un immeuble, bâti ou non, doit en faire la déclaration en mairie.
Le diagnostic porte sur les parties visibles et accessibles du bien et sur ses abords immédiats. Ce n’est pas un traitement mais un constat à un instant donné : la présence d’indices d’infestation déclenche l’obligation de déclaration. Les échoppes bordelaises sont particulièrement exposées : planchers bois posés près du sol, caves et soubassements humides, charpentes anciennes offrent aux termites des conditions idéales. Le bâti ancien, souvent humide en partie basse, peut par ailleurs abriter d’autres agents de dégradation du bois comme les champignons lignivores, dont la mérule : en présence d’indices d’humidité, un état parasitaire complémentaire est une précaution utile, que nos techniciens peuvent réaliser lors de la même visite.
Amiante et plomb : ce que dit le bâti bordelais
Le parc immobilier bordelais impose une lecture fine des dates de construction.
Le plomb concerne les logements construits avant le 1er janvier 1949. À Bordeaux, cela vise une part considérable du parc : les milliers d’échoppes en pierre de Nansouty, Saint-Augustin ou Bacalan, les immeubles du XVIIIe siècle des Chartrons, de Saint-Pierre et du Triangle d’Or, les maisons bourgeoises de Caudéran comme les immeubles de rapport de Saint-Michel ou de la Victoire. Le constat de risque d’exposition au plomb (CREP) recherche le plomb dans les revêtements, principalement les peintures anciennes des huisseries, volets et cages d’escalier. Sa validité est d’un an en cas de vente si le constat est positif, illimitée s’il est négatif.
L’amiante concerne les biens dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997. Le périmètre dépasse largement le centre historique : grands ensembles du Grand Parc édifiés dans les années 1960, dalle de Mériadeck, résidences de Bordeaux-Lac et des Aubiers, cité de la Benauge sur la rive droite, mais aussi la plupart des copropriétés d’après-guerre de Caudéran et des communes de la métropole construites avant 1997. Le diagnostic amiante vente porte sur les matériaux des listes A et B : flocages, calorifugeages, faux plafonds, dalles de sol, conduits, toitures. À ne pas confondre avec le repérage amiante avant travaux, nettement plus intrusif, exigé dès qu’une opération touche à la structure.
Louer à Bordeaux : encadrement des loyers, décence et DPE
Bordeaux est une ville de locataires, portée par ses étudiants et sa forte attractivité, et la réglementation locative y est plus contraignante que dans la plupart des villes françaises. Depuis le 15 juillet 2022, la commune de Bordeaux applique l’encadrement des loyers issu de la loi ELAN : le loyer d’un logement mis en location ne peut pas dépasser un loyer de référence majoré, fixé chaque année par arrêté préfectoral selon le secteur, le nombre de pièces, l’époque de construction et le caractère meublé ou non du logement. Le dispositif s’applique à la seule commune de Bordeaux : les autres communes de la métropole n’y sont pas soumises à ce jour.
Le DPE joue ici un rôle central, à double titre :
- Les loyers des logements classés F ou G sont gelés : aucune augmentation, ni en cours de bail, ni au renouvellement, ni à la relocation.
- Les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025, et les logements classés F le seront au 1er janvier 2028, en application de la loi Climat et Résilience.
Un DPE fiable, réalisé par un technicien certifié, n’est donc plus une simple formalité du dossier de location : il détermine si le bien est louable, à quel loyer, et avec quelles perspectives. En cas de doute sur votre situation, notre guide mon logement est-il louable donne les repères utiles. S’y ajoutent les critères de décence classiques — surface minimale, absence de risque pour la sécurité et la santé — que le dossier de diagnostic contribue à documenter, un point sensible dans certains logements anciens du centre bordelais.
Réforme du DPE 2026 : ce qui change pour les logements bordelais
Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion en énergie primaire de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9, en application de l’arrêté du 13 août 2025. Cette modification produit des effets sensibles à Bordeaux, où le chauffage électrique — convecteurs, panneaux rayonnants, pompes à chaleur — équipe une part importante des échoppes rénovées, des appartements construits après 1970 et des résidences récentes des Bassins à flot ou de Bordeaux-Lac.
Environ 850 000 logements sont reclassés à l’échelle nationale, généralement d’une lettre. Une échoppe chauffée à l’électricité classée F à Nansouty ou un appartement de la Benauge peuvent ainsi basculer en E, ce qui change radicalement leur situation au regard du calendrier locatif et du gel des loyers. Les propriétaires disposant d’un DPE réalisé après juillet 2021 peuvent obtenir une attestation rectificative gratuite auprès de l’ADEME, sans nouvelle visite technique.
Le calendrier d’interdiction de location reste inchangé : les logements classés G sont interdits depuis janvier 2025, les F le seront en 2028 et les E en 2034. Autre échéance à intégrer pour les nombreuses copropriétés bordelaises : depuis le 1er janvier 2026, le DPE collectif est obligatoire pour les copropriétés de 50 lots ou moins. Une grande partie des immeubles en pierre des Chartrons, de Saint-Pierre ou du secteur de la place de la Victoire entre dans cette catégorie.
Combien coûte un diagnostiqueur immobilier à Bordeaux ?
Le tarif n’est pas réglementé. Il dépend du nombre de diagnostics, de la surface, de l’année de construction et de l’accessibilité des locaux — point sensible dans les immeubles anciens sans ascenseur du vieux Bordeaux ou les échoppes dotées de caves et de surélévations. À titre indicatif :
| Prestation | Tarif indicatif |
|---|
| DPE seul | à partir de 100 € |
| Pack vente appartement (studio à T3) | 250 € à 450 € |
| Pack vente maison | 400 € à 600 € |
| Pack location appartement | 150 € à 300 € |
Ces montants se lisent au regard de la valeur du bien : sur un T3 des Chartrons ou une échoppe de Nansouty, le dossier complet de vente représente le plus souvent moins de 0,2 % du prix de transaction. Méfiez-vous des offres anormalement basses : un tarif décroché du marché signale souvent une visite expédiée ou une couverture d’assurance limitée.
Comment choisir votre diagnostiqueur à Bordeaux
Quatre vérifications suffisent à écarter l’essentiel des mauvaises surprises.
La certification, domaine par domaine. Un diagnostiqueur est certifié séparément pour le DPE, l’amiante, le plomb, les termites, l’électricité et le gaz. Demandez les attestations et leur date d’échéance ; l’annuaire officiel du ministère du Logement permet un contrôle indépendant.
L’assurance responsabilité civile professionnelle. Obligatoire, elle doit couvrir chaque domaine exercé et indemnise en cas d’erreur de mesurage ou de recherche incomplète.
L’indépendance. Aucun lien avec l’agence, le notaire ou l’entreprise de travaux : cette impartialité est une condition légale.
La connaissance du terrain. Obligation termites étendue à tout le département, loyers de référence fixés secteur par secteur, spécificités des échoppes et du bâti en pierre : cela ne s’improvise pas. Exigez un devis détaillé, diagnostic par diagnostic, avant l’intervention.