Vous vendez un appartement en pierre de Volvic à deux pas de la cathédrale, vous louez un T2 près de la place de Jaude, vous engagez des travaux dans un immeuble du quartier des Salins : dans les trois cas, la loi impose de faire intervenir un diagnostiqueur immobilier certifié avant de signer. À Clermont-Ferrand, cette obligation prend un relief particulier : un bâti ancien de lave et de pierre volcanique dont une large part est antérieure à 1949, des ensembles collectifs des Trente Glorieuses concernés par l’amiante, et surtout un sous-sol volcanique et granitique qui place la commune parmi celles à potentiel radon significatif.
EDL Diagnostic intervient sur l’ensemble de Clermont-Ferrand — du centre historique aux quartiers de Montferrand, Croix-de-Neyrat, La Pardieu ou Chamalières-Fontgiève — ainsi que sur toute la métropole clermontoise, avec des techniciens certifiés par un organisme accrédité COFRAC.
Pourquoi faire appel à un diagnostiqueur certifié à Clermont-Ferrand ?
Le diagnostiqueur immobilier n’est pas un simple technicien de passage. C’est un professionnel dont la certification est délivrée par un organisme accrédité par le COFRAC, renouvelée périodiquement selon les domaines, et assortie d’une surveillance continue. Cette certification n’est pas un label commercial : elle conditionne la validité juridique de vos rapports.
Un diagnostic réalisé par un intervenant non certifié est inopposable. Si un acquéreur découvre après la vente que le dossier a été établi par un prestataire dont la certification était expirée, il peut demander l’annulation de la vente ou une réduction du prix. Le vendeur perd alors le bénéfice de la clause d’exonération des vices cachés, qui constitue pourtant l’intérêt principal du dossier de diagnostic technique. Sur un marché clermontois où les biens bien situés du centre-ville ou des coteaux ouest partent rapidement, cette sécurité juridique n’est pas un détail.
Pour une vente, le dossier de diagnostic technique comprend selon les cas :
- le DPE, valable dix ans ;
- l’état d’amiante pour les biens dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997 ;
- le constat de risque d’exposition au plomb (CREP) pour les logements d’avant 1949 ;
- les états des installations intérieures d’électricité et de gaz de plus de quinze ans ;
- l’état des risques et pollutions, qui intègre notamment l’information sur le potentiel radon de la commune ;
- le mesurage loi Carrez pour les lots de copropriété ;
- l’audit énergétique réglementaire pour les maisons et immeubles en monopropriété classés E, F ou G.
Pour une location, le bailleur doit annexer au bail le DPE, le CREP pour les biens d’avant 1949, l’état des risques, la surface habitable loi Boutin ainsi que les états d’électricité et de gaz lorsque les installations ont plus de quinze ans.
Radon en Auvergne : l’enjeu local numéro un à Clermont-Ferrand
C’est la spécificité clermontoise par excellence, et celle que la plupart des vendeurs et bailleurs découvrent au moment de la transaction. Le radon est un gaz radioactif naturel, inodore et incolore, issu de la désintégration de l’uranium présent dans les roches. Il se concentre logiquement là où le sous-sol est granitique ou volcanique — c’est-à-dire dans toute la chaîne des Puys et le bassin clermontois.
Depuis l’arrêté du 27 juin 2018, chaque commune française se voit affecter un niveau de potentiel radon compris entre 1 et 3. Clermont-Ferrand est classée en potentiel radon de niveau 3, c’est-à-dire le niveau le plus élevé, correspondant aux communes dont une partie au moins du territoire présente des formations géologiques à teneur en uranium significative. Une grande partie des communes du Puy-de-Dôme se trouve dans la même situation, ce qui distingue nettement l’Auvergne de la plupart des grandes agglomérations françaises.
Concrètement, qu’est-ce que cela change pour un propriétaire clermontois ?
- Une information obligatoire à la vente et à la location. Le classement en zone 3 doit être mentionné dans l’état des risques et pollutions annexé à la promesse, à l’acte de vente ou au bail. Ce n’est pas une formalité : l’omission d’une information sur les risques peut être invoquée par l’acquéreur ou le locataire.
- Un mesurage recommandé, pas un diagnostic obligatoire du DDT. Il n’existe pas, pour les logements privés, de « diagnostic radon » obligatoire au même titre que le DPE ou l’amiante. En revanche, la mesure du radon dans l’habitation est vivement recommandée en zone 3, particulièrement pour les maisons individuelles avec cave, vide sanitaire ou sous-sol enterré, très fréquentes sur les coteaux clermontois.
- Des obligations propres à certains établissements recevant du public, comme les écoles ou les crèches, qui relèvent d’un régime distinct de celui du logement.
La mesure s’effectue à l’aide de dosimètres passifs posés pendant plusieurs semaines en période de chauffe, généralement entre l’automne et le printemps. Lorsque les résultats dépassent le niveau de référence, les solutions sont d’abord simples et peu coûteuses : amélioration de la ventilation, étanchement des passages de canalisations et des fissures en dalle basse, mise en dépression du vide sanitaire dans les cas les plus marqués. Un acquéreur informé, un bailleur transparent : c’est aussi un argument de confiance dans une région où le sujet est bien connu.
Termites, insectes xylophages et mérule dans le Puy-de-Dôme
Sur ce point, l’honnêteté vaut mieux que la surenchère commerciale. Le Puy-de-Dôme ne figure pas parmi les départements couverts par un arrêté préfectoral délimitant des zones contaminées par les termites. Le département est classé non termité au niveau national, comme l’ensemble des départements auvergnats. Autrement dit : l’état relatif à la présence de termites n’est pas exigible au titre du dossier de diagnostic technique pour un bien situé à Clermont-Ferrand.
Méfiez-vous donc des prestataires qui vous facturent d’office un « diagnostic termites obligatoire » à Clermont-Ferrand : il ne l’est pas. Cela ne signifie pas pour autant que le bois de votre maison ne mérite aucune attention.
Deux sujets restent pertinents localement, sur une base volontaire ou contractuelle :
- Les insectes xylophages autres que les termites — capricornes des maisons, vrillettes, lyctus — qui s’attaquent aux charpentes et aux planchers anciens. Le bâti clermontois d’avant-guerre, avec ses charpentes traditionnelles et ses solivages bois, y est exposé comme partout en France. Un état parasitaire volontaire permet de sécuriser une vente lorsque des indices sont visibles.
- La mérule, champignon lignivore qui se développe dans les locaux humides, mal ventilés et peu chauffés : caves, sous-sols, arrière-cuisines, greniers infiltrés. Elle n’est pas propre à l’Auvergne mais concerne tous les bâtiments anciens présentant des désordres d’humidité, situation fréquente dans les immeubles de centre-ville anciens.
Ces constats ne sont pas des traitements : ce sont des états des lieux à un instant donné, portant sur les parties visibles et accessibles. Ils permettent surtout d’éviter une découverte tardive après la signature, source classique de contentieux.
Amiante et plomb dans le bâti clermontois
Le parc immobilier de Clermont-Ferrand impose une lecture attentive des dates de construction, car la ville juxtapose un centre ancien très minéral et des quartiers de la seconde moitié du XXe siècle.
Le plomb concerne les logements construits avant le 1er janvier 1949. À Clermont-Ferrand, cela vise une part considérable du parc : les immeubles de pierre de Volvic du secteur de la cathédrale et de la place de Jaude, les maisons et immeubles du vieux Montferrand, les faubourgs des Carmes, de Fontgiève ou de la rue Ballainvilliers. Le constat de risque d’exposition au plomb recherche le plomb dans les revêtements, principalement les peintures anciennes des huisseries, volets, garde-corps et cages d’escalier. Sa validité est d’un an en cas de vente si le constat est positif, illimitée s’il est négatif ; en location, elle est de six ans si le constat est positif.
L’amiante concerne les biens dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997. Le périmètre dépasse largement le centre historique : les grands ensembles et copropriétés des années 1950 à 1980 de Croix-de-Neyrat, Champratel, Saint-Jacques ou La Gauthière, les résidences de La Pardieu, mais aussi une bonne partie du bâti pavillonnaire d’après-guerre des communes voisines. Le diagnostic amiante vente porte sur les matériaux des listes A et B : flocages, calorifugeages, faux plafonds, dalles de sol et colles, conduits, plaques de fibres-ciment en toiture ou en bardage. À ne pas confondre avec le repérage amiante avant travaux, nettement plus intrusif, exigé dès qu’une opération touche à la structure ou aux matériaux susceptibles d’en contenir.
Louer à Clermont-Ferrand : décence, DPE et calendrier d’interdiction
Clermont-Ferrand est une ville étudiante et universitaire, avec une forte proportion de petites surfaces louées meublées ou vides. Bonne nouvelle pour les bailleurs : Clermont-Ferrand n’est pas soumise au dispositif d’encadrement des loyers issu de la loi ELAN, qui ne s’applique qu’aux territoires expressément candidats et retenus, comme Paris, Lille, Bordeaux ou Montpellier. Il n’existe donc pas de loyer de référence majoré à respecter dans la commune.
Cela ne veut pas dire que le DPE y est sans conséquence — bien au contraire. Deux règles nationales s’appliquent pleinement à Clermont-Ferrand :
- Les loyers des logements classés F ou G sont gelés : aucune augmentation, ni en cours de bail, ni au renouvellement, ni à la relocation.
- Les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025, et les logements classés F le seront au 1er janvier 2028, en application de la loi Climat et Résilience.
Sur un parc de petits logements anciens souvent chauffés à l’électricité, cette échéance touche directement les studios et T1 du centre-ville et des abords du campus. Un DPE fiable, réalisé par un technicien certifié, n’est donc plus une simple formalité du dossier de location : il détermine si le bien est louable et avec quelles perspectives de revenus. En cas de doute sur votre situation, notre guide mon logement est-il louable donne les repères utiles. S’y ajoutent les critères de décence classiques — surface minimale, absence de risque pour la sécurité et la santé, ventilation suffisante — que le dossier de diagnostic contribue à documenter, la question de l’aération prenant ici un relief supplémentaire compte tenu du contexte radon.
Réforme du DPE 2026 : ce qui change pour les logements clermontois
Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion en énergie primaire de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9, en application de l’arrêté du 13 août 2025. Cette modification produit des effets très sensibles à Clermont-Ferrand, où le chauffage électrique — convecteurs, panneaux rayonnants, pompes à chaleur — équipe une part importante des appartements construits après 1970 comme des petites surfaces rénovées pour la location étudiante.
Environ 850 000 logements sont reclassés à l’échelle nationale, généralement d’une lettre. Un studio chauffé à l’électricité classé F près du campus des Cézeaux ou dans le centre peut ainsi basculer en E, ce qui change radicalement sa situation au regard du calendrier locatif et du gel des loyers. Les propriétaires disposant d’un DPE réalisé après juillet 2021 peuvent obtenir une attestation rectificative gratuite auprès de l’ADEME, sans nouvelle visite technique.
Le calendrier d’interdiction de location reste inchangé : les logements classés G sont interdits depuis janvier 2025, les F le seront en 2028 et les E en 2034. Autre échéance à intégrer pour les copropriétés clermontoises : depuis le 1er janvier 2026, le DPE collectif est obligatoire pour les copropriétés de 50 lots ou moins. Une grande partie des immeubles du centre-ville, de Montferrand et des communes limitrophes comme Mozac entre dans cette catégorie.
Combien coûte un diagnostiqueur immobilier à Clermont-Ferrand ?
Le tarif n’est pas réglementé. Il dépend du nombre de diagnostics, de la surface, de l’année de construction et de l’accessibilité des locaux — point sensible dans les immeubles anciens sans ascenseur du centre-ville ou dans les maisons de coteau avec sous-sol enterré. À titre indicatif :
| Prestation | Tarif indicatif |
|---|
| DPE seul | à partir de 100 € |
| Pack vente appartement (studio à T3) | 250 € à 450 € |
| Pack vente maison | 400 € à 600 € |
| Pack location appartement | 150 € à 300 € |
Ces montants se lisent au regard de la valeur du bien : sur un T3 clermontois, le dossier complet de vente représente le plus souvent une fraction très faible du prix de transaction. Méfiez-vous des offres anormalement basses : un tarif décroché du marché signale souvent une visite expédiée, une couverture d’assurance limitée, ou la facturation ultérieure de prestations non annoncées.
Comment choisir votre diagnostiqueur à Clermont-Ferrand
Quatre vérifications suffisent à écarter l’essentiel des mauvaises surprises.
La certification, domaine par domaine. Un diagnostiqueur est certifié séparément pour le DPE, l’amiante, le plomb, les termites, l’électricité et le gaz. Demandez les attestations et leur date d’échéance ; l’annuaire officiel du ministère du Logement permet un contrôle indépendant.
L’assurance responsabilité civile professionnelle. Obligatoire, elle doit couvrir chaque domaine exercé et indemnise en cas d’erreur de mesurage ou de recherche incomplète.
L’indépendance. Aucun lien avec l’agence, le notaire ou l’entreprise de travaux : cette impartialité est une condition légale, et non un simple engagement déontologique.
La connaissance du terrain. Savoir que le Puy-de-Dôme n’est pas un département termité et ne pas facturer un diagnostic inutile, connaître le classement radon de niveau 3 et savoir l’expliquer à un acquéreur inquiet, identifier un enduit ou une dalle des années 1970 dans une copropriété de Croix-de-Neyrat : cela ne s’improvise pas. Exigez un devis détaillé, diagnostic par diagnostic, avant l’intervention.