Le diagnostic de performance énergétique est obligatoire à Val de Virvée pour toute vente et toute location, il reste valable dix ans et seul un professionnel certifié peut l’établir. Dans les campagnes du nord de la Gironde, où beaucoup de maisons combinent plusieurs sources de chaleur — un insert et des convecteurs, une pompe à chaleur et un poêle —, une question revient à chaque rapport : lequel de ces systèmes le calcul retient-il vraiment ?
Deux systèmes de chauffage : lequel compte ?
Principal et appoint : une distinction conventionnelle
Le calcul du DPE ne fait pas la moyenne de vos équipements. Il identifie un générateur principal et, le cas échéant, un système d’appoint, puis leur applique des règles de répartition conventionnelles.
Le mot est important : conventionnelles. La part attribuée à chaque système ne dépend pas de la façon dont vous chauffez réellement, mais de conventions établies par la méthode. Un poêle utilisé tous les jours de novembre à mars et des convecteurs allumés trois soirs par an peuvent être traités d’une manière qui ne correspond pas à votre vécu.
Le cas typique : le poêle qui chauffe tout
C’est la situation la plus fréquente sur le bâti rural girondin. La maison dispose de convecteurs électriques, hérités d’une installation ancienne, et d’un insert ou d’un poêle installé plus récemment, qui assure en pratique l’essentiel du chauffage. Les radiateurs ne servent qu’en appoint, voire pas du tout.
Le rapport, lui, peut retenir l’inverse : électrique en principal, bois en appoint. La lecture de la note en est bouleversée, puisque les deux énergies n’ont ni le même coefficient de conversion, ni le même facteur d’émission de gaz à effet de serre.
D’où une recommandation simple mais décisive : décrivez précisément votre usage au diagnostiqueur, en indiquant quel appareil chauffe quelles pièces et sur quelle période. C’est à lui de traduire cette réalité dans le cadre de la méthode, mais il ne peut le faire qu’à partir de ce que vous lui dites.
Ce qui détermine réellement votre note
La conséquence pratique est celle-ci, et elle oriente les travaux : sur une maison bi-énergie, c’est le générateur retenu comme principal qui pèse sur le résultat, pas l’appoint.
Remplacer un poêle par un modèle plus performant améliore votre confort et votre facture ; si le calcul considère ce poêle comme un appoint, l’effet sur la note restera limité. Inversement, remplacer un chauffage électrique ancien retenu comme principal par une pompe à chaleur produit un effet immédiat sur les deux étiquettes.
Avant d’engager une dépense pour améliorer une classe, il vaut donc mieux savoir ce que le rapport a retenu — c’est écrit dans le détail des systèmes, page après page de l’étiquette.
Documenter, toujours
Chaque appareil non documenté est ramené à une valeur par défaut, toujours défavorable. Conservez et présentez la facture d’installation, la fiche technique, l’année de pose et, pour un appareil à bois, l’attestation de conformité du conduit.
Un poêle récent à haut rendement dont la notice a disparu sera traité comme un appareil ordinaire de sa génération. La différence, sur le rapport, se compte en dizaines de kilowattheures par mètre carré.
Vente et location : vos obligations
Pour une vente
L’étiquette énergétique doit figurer sur l’annonce dès sa publication et le DPE être annexé au compromis puis à l’acte authentique. Il rejoint le dossier de diagnostic technique, aux côtés du constat de risque d’exposition au plomb pour le bâti antérieur à 1949 — fréquent dans les bourgs et les hameaux —, du repérage amiante pour les constructions antérieures à juillet 1997, et des états des installations électriques et gaz de plus de quinze ans. Notre guide du DPE pour la vente détaille l’assemblage complet.
La Gironde est le berceau historique de la lutte contre les termites en France, et son territoire fait l’objet d’un zonage défini par arrêté préfectoral. Dans les périmètres délimités, un état relatif à la présence de termites, valable six mois, doit être annexé à la promesse ou à l’acte. Une obligation moins connue s’y ajoute et ne dépend d’aucune transaction : tout occupant qui constate la présence de termites dans un immeuble bâti doit en faire la déclaration en mairie. Notre page dédiée au diagnostic termites explique le mécanisme de ces arrêtés.
Pour une mise en location
Le bailleur doit remettre un DPE valide à la signature du bail comme à son renouvellement. La classe énergétique conditionne désormais le droit même de louer. Les règles applicables au DPE en location précisent les cas particuliers.
Validité et opposabilité
Dix ans pour le DPE, sauf travaux substantiels modifiant les caractéristiques thermiques. Depuis le 1er juillet 2021, il est opposable : l’acquéreur ou le locataire qui relève une erreur peut engager la responsabilité du vendeur, du bailleur et du diagnostiqueur.
Un territoire rural entre Dordogne et Bourgeais
Val de Virvée s’étend sur les coteaux du nord de la Gironde, entre le Cubzaguais et le Bourgeais, dans un paysage de vignes, de bois et de vallons drainés par la Virvée. La commune associe plusieurs bourgs et de nombreux hameaux, structure typique de ce secteur.
Le parc de logements y est dominé par la maison individuelle. Bâti ancien en pierre calcaire dans les bourgs, corps de ferme et maisons vigneronnes avec leurs dépendances — chais, cuviers, granges —, et vagues pavillonnaires plus récentes en périphérie, portées par la proximité de l’agglomération bordelaise.
Trois constantes pour un diagnostic. Les maisons isolées sur leur parcelle présentent quatre façades exposées, sans mitoyenneté pour réduire les déperditions. Les combles constituent le premier gisement d’amélioration, presque sans exception. Et les dépendances non chauffées n’entrent pas dans la surface de référence mais modifient la nature des parois qui les séparent de l’habitation — un chai accolé n’est ni l’extérieur, ni une pièce chauffée, et cette qualification pèse dans le calcul.
Prix d’un DPE à Val de Virvée
| Type de bien | Fourchette observée |
|---|
| Appartement T2 à T3 | 100 à 140 € |
| Maison jusqu’à 120 m² | 130 à 180 € |
| Maison de 120 à 200 m² | 160 à 220 € |
| Maison vigneronne ou corps de ferme | à partir de 210 € |
Aucune réglementation n’encadre les tarifs des diagnostics : chaque cabinet fixe librement ses prix. Le devis dépend de la surface habitable, de l’année de construction, du nombre de systèmes à relever — une maison bi-énergie en compte mécaniquement davantage — et de l’accessibilité des combles et des dépendances.
Regrouper les diagnostics en une seule visite reste le levier d’économie le plus simple, le déplacement et la constitution du dossier n’étant alors facturés qu’une fois. Notre guide des tarifs des diagnostics immobiliers détaille les combinaisons selon le projet.
Coefficient électrique 1,9 : ce qui a changé au 1er janvier 2026
Le DPE ne mesure pas la consommation facturée mais l’énergie primaire. Jusqu’à fin 2025, un kilowattheure d’électricité comptait pour 2,3 kilowattheures d’énergie primaire ; depuis le 1er janvier 2026, en application de l’arrêté du 13 août 2025, ce coefficient est ramené à 1,9.
Cette réforme rencontre directement le sujet précédent. Sur une maison bi-énergie où l’électricité est retenue comme générateur principal, le gain est immédiat et peut suffire à faire changer de lettre un bien situé en limite de classe. Sur une maison où c’est le bois qui est principal, l’effet est nul — le bois n’est pas concerné par ce coefficient.
Autrement dit, avant de conclure qu’un diagnostic antérieur à 2026 est dépassé, regardez quel système y était retenu comme principal. C’est cette ligne, et non la date seule, qui vous dira si un nouveau diagnostic a un intérêt.
Passoires thermiques : le calendrier applicable
Location interdite pour les logements classés G depuis 2025, pour les F en 2028, pour les E en 2034, avec gel des loyers pour les classes F et G. La vente, elle, reste entièrement libre. Un bien en monopropriété classé F ou G mis en vente doit toutefois être accompagné d’un audit énergétique réglementaire, situation fréquente sur les corps de ferme et maisons anciennes du secteur.
L’audit présente ici un intérêt particulier : il chiffre les scénarios en tenant compte de la configuration réelle des équipements, ce qu’un devis d’entreprise centré sur un seul poste ne fait jamais. Notre guide du propriétaire de passoire thermique détaille les arbitrages entre travaux et décote.
État des risques : à joindre au dossier
L’état des risques et pollutions est obligatoire au dossier de vente comme de location, valable six mois, et recense les aléas propres à votre parcelle. Sur des coteaux argilo-calcaires, la question du retrait-gonflement des sols argileux mérite une lecture attentive : elle ne relève pas du DPE, mais elle conditionne la faisabilité de certains travaux d’extension ou de reprise de fondations.
Sa durée de validité étant courte, il se commande une fois l’acquéreur trouvé, et non des mois à l’avance.
Déroulé de l’intervention et documents à préparer
Comptez de quarante-cinq minutes à deux heures selon le bien. Le diagnostiqueur relève les surfaces déperditives, la nature et l’épaisseur des isolants, les menuiseries, le chauffage, la production d’eau chaude et la ventilation. La méthode conventionnelle dite 3CL s’impose et ne dépend pas des habitudes des occupants.
Réunissez les factures de travaux d’isolation, les plans, les permis des extensions et — point essentiel sur une maison à plusieurs sources de chaleur — l’ensemble de la documentation de chaque appareil : chaudière, pompe à chaleur, poêle, insert, convecteurs. Précisez pour chacun l’année de pose et les pièces desservies. Signalez enfin les volumes non chauffés, chais et granges compris.
Le rapport est enregistré auprès de l’ADEME avec un numéro à treize caractères. Pour tout DPE réalisé depuis juillet 2021, l’attestation officielle se télécharge gratuitement sur l’observatoire de l’ADEME : aucun prestataire n’est fondé à vous la facturer.