Vendre ou louer un logement à Longjumeau impose un diagnostic de performance énergétique valide. Mais sur cette commune de la vallée de l’Yvette, le dossier de vente comporte trois pièces annexes que beaucoup de propriétaires découvrent trop tard — et l’une d’entre elles, née d’une réforme de 2023, découle directement des travaux de rénovation énergétique réalisés. Voici ce que le DPE mesure, ce qu’il coûte, combien de temps il vaut, et ce qui doit accompagner votre dossier en 2026.
Le DPE à Longjumeau : ce que le diagnostic mesure
Le diagnostic de performance énergétique évalue la consommation d’énergie primaire d’un logement et ses émissions de gaz à effet de serre, puis lui attribue une double étiquette de A à G. Il est obligatoire pour toute vente et toute location, et son étiquette doit figurer dans l’annonce.
Depuis la réforme de juillet 2021, le DPE est opposable : l’acquéreur ou le locataire peut engager la responsabilité du vendeur, du bailleur et du diagnostiqueur en cas d’erreur. Il repose sur une méthode conventionnelle unique, dite 3CL-DPE, quel que soit le type de bien. Les factures d’énergie ne servent plus de base au classement.
Le diagnostiqueur relève les caractéristiques physiques du bâti : surfaces déperditives, isolants, menuiseries, chauffage, production d’eau chaude, ventilation. Notre guide complet du DPE détaille le calcul et la lecture des étiquettes.
Le carnet d’information du logement : la contrepartie de vos travaux
C’est l’obligation la moins connue de toutes, et pourtant elle concerne désormais un grand nombre de propriétaires longjumellois.
Créé par l’article 167 de la loi Climat et Résilience, le carnet d’information du logement a été précisé par le décret n° 2022-1674 et l’arrêté du 27 décembre 2022. Il est obligatoire depuis le 1er janvier 2023 dans deux situations :
- pour un logement neuf dont le permis de construire ou la déclaration préalable a été déposé à compter de cette date ;
- pour un logement existant faisant l’objet de travaux de rénovation ayant une incidence significative sur sa performance énergétique, dès lors que le devis a été accepté à compter du 1er janvier 2023 ou, à défaut de devis, que les travaux ont débuté après cette date.
Les travaux visés sont précisément listés : isolation thermique de la toiture, des murs ou des planchers, remplacement des parois vitrées, installation, régulation ou remplacement d’un système de chauffage, de refroidissement, de ventilation associée ou de production d’eau chaude sanitaire, et installation d’un équipement utilisant une énergie renouvelable. Autrement dit, la quasi-totalité des chantiers entrepris pour améliorer une étiquette.
Le carnet rassemble les caractéristiques des matériaux et équipements ayant une incidence directe sur la performance énergétique : pour un générateur, sa marque, son modèle, son énergie, sa puissance, son numéro de série et son étiquetage énergétique ; s’y ajoutent les notices, les attestations d’entretien et les documents attestant la performance du logement, dont le DPE lui-même.
Trois règles pratiques comptent :
- Le carnet est créé et tenu à jour par le propriétaire, à partir des éléments que les entreprises doivent lui transmettre au plus tard à la réception des travaux.
- Il doit être remis à l’acquéreur au plus tard à la signature de l’acte authentique, et l’acquéreur atteste de cette remise dans l’acte.
- Sa forme est libre, le format numérique étant le principe, une transmission papier restant possible sur demande.
Sur toutes ces pages, nous rappelons qu’une isolation réalisée sans facture ni descriptif ne peut pas être valorisée au-delà de ce que le diagnostiqueur constate. Depuis 2023, ce n’est plus un simple conseil : c’est une obligation documentaire, et son absence se remarque chez le notaire.
Trois documents à côté du DPE
Le dossier longjumellois est plus fourni que la moyenne, et il vaut mieux le savoir avant de mettre en vente.
L’état des risques et pollutions est obligatoire au titre du plan de prévention du risque inondation de la vallée de l’Yvette, qui traverse la commune. Les crues y ont marqué les mémoires, et les prescriptions du plan s’imposent à toute demande d’autorisation d’urbanisme en zone concernée : elles peuvent porter sur la cote plancher des pièces habitables, sur les matériaux employés en partie basse ou sur la mise hors d’eau des équipements techniques. Un acquéreur qui projette d’aménager un sous-sol a tout intérêt à vérifier ce point avant de signer. Sa validité est de six mois : il se produit donc au plus près du compromis. La sismicité, elle, n’entre pas en jeu — l’Essonne est classée en zone 1, dite très faible, niveau qui ne déclenche aucune obligation d’information, celle-ci ne visant que les zones 2 à 5.
L’état des nuisances sonores aériennes s’ajoute pour les biens situés dans le plan d’exposition au bruit de l’aéroport de Paris-Orly, dont Longjumeau fait partie avec treize autres communes de l’Essonne. Ce document est obligatoire depuis le 1er juin 2020 et s’annexe au dossier de vente ou au bail.
Le carnet d’information du logement, enfin, vient compléter l’ensemble dès lors que des travaux de rénovation énergétique ont été réalisés depuis 2023.
Le bâti longjumellois face au DPE
Longjumeau compte environ 21 000 habitants et présente un marché atypique : le mètre carré des appartements y dépasse légèrement celui des maisons, ce qui traduit le poids du collectif et la proximité des transports.
Le centre ancien, le long de l’ancienne route de Paris à Orléans, réunit des constructions antérieures à 1949 aux murs épais non isolés. Ce sont les seules concernées par le constat de risque d’exposition au plomb.
Les résidences et grands ensembles des années 1960 à 1980, très présents, associent béton peu isolé, ponts thermiques marqués et chauffage collectif ou électrique. Ce sont eux qui bénéficient le plus de la révision du coefficient d’énergie primaire.
Le tissu pavillonnaire et les opérations récentes complètent le parc, ces dernières se classant nettement mieux.
Le constat amiante est dû pour tout bien dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997, ce qui vise la majeure partie du parc. Le mesurage loi Carrez s’applique à tous les lots de copropriété en vente, donc à la majorité des transactions locales.
Ce qui change pour le DPE en 2026
Le nouveau coefficient de l’électricité
L’arrêté du 13 août 2025 a abaissé le coefficient de conversion en énergie primaire de l’électricité de 2,3 à 1,9. Les logements longjumellois chauffés par convecteurs peuvent gagner une classe entière sans le moindre travaux, et passer de E à D dispense de l’audit énergétique à la vente.
Le calendrier des passoires thermiques
La loi Climat et Résilience échelonne l’interdiction de mise en location : les logements classés G ne sont plus louables depuis 2025, les F le seront en 2028 et les E en 2034. Ce calendrier des passoires thermiques pousse mécaniquement aux travaux — et donc à la création du carnet d’information du logement.
Le DPE collectif des copropriétés
Depuis le 1er janvier 2026, les copropriétés de cinquante lots ou moins doivent disposer d’un DPE collectif, les ensembles plus grands y étant déjà soumis. Réclamez le document au syndic avant de mettre un lot en vente.
L’attestation ADEME gratuite
Tout DPE réalisé après juillet 2021 reçoit un numéro à treize caractères permettant de télécharger gratuitement l’attestation ADEME. Aucun prestataire n’est fondé à facturer ce document.
Les autres diagnostics associés au DPE
Les états des installations intérieures d’électricité et de gaz sont exigés dès que l’installation dépasse quinze ans : sur une résidence des années 1970 comme sur un pavillon, ils sont systématiques. Regrouper l’ensemble en une seule intervention reste la solution la plus simple : c’est l’objet de notre pack vente.
Combien coûte un DPE à Longjumeau ?
Le prix d’un DPE n’est pas réglementé. Il dépend de la surface, de la configuration et du nombre de niveaux. Un T3 en résidence et un pavillon avec combles aménagés ne mobilisent pas le même temps de relevé.
Le contexte de marché mérite d’être rappelé : à Longjumeau, le prix moyen s’établit à 3 019 € le mètre carré pour les appartements et 2 825 € pour les maisons, avec des écarts de 1 890 à 4 550 € selon les adresses, d’après les estimations MeilleursAgents d’avril 2026. L’écart entre les deux marchés est faible, à peine plus de 6 % en faveur du collectif, ce qui rend l’étiquette énergétique d’autant plus déterminante dans la comparaison entre biens.
Regrouper le DPE avec les autres constats réduit sensiblement le coût unitaire. Seul un devis établi sur les caractéristiques réelles du bien donne un chiffre fiable.
Audit énergétique et DPE projeté
À ne pas confondre avec le DPE, l’audit énergétique réglementaire est obligatoire pour la vente d’une maison individuelle ou d’un immeuble en monopropriété classé E, F ou G, et doit être remis dès la première visite. Les lots de copropriété en sont exclus : à Longjumeau, l’obligation pèse surtout sur le pavillonnaire et sur les immeubles anciens détenus par un seul propriétaire.
En amont d’une décision de travaux, le DPE projeté avant travaux simule le classement qu’atteindrait le logement après un scénario donné. Réflexe utile : dès que ces travaux sont engagés, pensez à réclamer aux entreprises les éléments destinés au carnet d’information du logement — les récupérer après coup est nettement plus difficile. Notre estimateur de travaux de rénovation énergétique donne un premier ordre de grandeur budgétaire.